Hi dear Rogerc and every body
Yes sure that is very interesting Roger Guasco process (roger guasco (as we have just see) have this methods: one mercury ph formed by elaboration of sublimatic of mercuri and antimony etc one is zolto ph formed by elaboration of realgar,one is salt ph ( formed by elaboration in crucible higt temperature of sea salt and dew salt ) etc and this method arrived at rode guasco by the lignage of the one of mastres of -fulcanelli group-lodge- ( -fulcanelli group-lodge- as very well explains Dubois Geneviève in her very very goob book Fulcanelli dévoilé 1992 éd.Dervy ) and so is also for this that the realgar is one of the very secret matters that -( group lodge) fulcanelli-put it description etc in his books ) so this elaboration-union of this important 2 salt is sure very inportant . Now bout the Roger Guaso salts (as i just say in the pas) i have work for many years with him method and in particulary with the instruction of salt - and with this the instruction of roger guasco about salts (see under this with also the photo of the result salt color orange arrive oafter many fusion of this 2 salt ) - that some group very closed in french and italy that say (so by this they have different opinion to the opinion of Roger Guasco) that they use only these 2 matter and crucible (with very higt temperature )for made alkaest and also the Philosophical Stone with only this 2 salts so they made this with only 2 salt in dry way with high temperature and -i put this instruction here under- also they say that this is the sane instruction abd the same method of of Nicolas Grosparmy that he give in him book the of the Tresor de Tresor -i put him instruction part operative sorry but is in french- )
But i think IMHO after i have work with this metodology fos many time with this methos is that this 2 salt and it combinations is a one very very big door, but maybe is better used this 2 salt with not a one dry way to very higt temperature ( hat maybe is not good for this matters ) but maybe is more interesting elboration this 2 salts with very soft temperature and dissolution and redissolution and cristallissation and recristallissation this 2 salts and the union of this 2 salt for many time in the night in dissolution under the ray of the full moon and of the emanation sideral the there are in this special sideral time and they use one salt for attract other as made the method of Solutuo Salts Paracelsus and i think if as made this as arrived some more very very interesting result ...
my best regards alfr
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NICOLAS GROSPARMY LE TRESOR DE TRESOR LE SECOND CHAPITRE
De la Préparation
Au nom de Notre Seigneur, tu prendras de l'innaturel une partie de l'innaturel corps, c'est à savoir d'Argent fin, et demie partie du corps naturel, c'est à savoir fin Or, qui soient bien purgés, l'Or par le Ciment, et l'Argent par la Cendre ; et garde iceux à part, et les mettras en petites lamines ténues comme papier, et lors ils seront bien préparés.
LE TIERS CHAPITRE
De faire le Menstrual
Tu prendras six onces de Vitriol et trois onces de sel de pierres, que broieras finement, puis mettras en un vaisseau de verre, et auras un vaisseau propre de la profondeur de demi-pied, et de quatre doigts de large, lequel ait bord tout autour de la gueule, afin qu'il se puisse arrêter sur la gueule du fourneau sur lequel tu veux que l'ouvrage se fasse ; auquel fourneau feu continuel doit être depuis le commencement du Magistère jusqu’à la fin sans défaillir. Car infrigidations et caléfactions sont la mort de nôtre Pierre, auquel fourneau où le feu soit continué en tel degré qu'il n'excède point le mouvement de la matière. Car tu vois que grande flamme détruit, et nuit à la petite flambe, et pour ce continue ton ouvrage d'une main, sans toi hâter par fort feu, ne sans délaisser refroidir ; car ton ouvrage et le fruit d'icelui serait perdu, et pour néant croirai d'icelui compost faire après chose qui te convienne et pour ce ne t'ennuyé la longue demeure ; car les couleurs te montreront et condui-ront ton entendement de l'un à l'autre jusqu’à la fin du Magistère.
LE QUATRIEME CHAPITRE
De la mixtion des Matériaux
Tu prendras une once d'Argent fin préparé, comme dessus est dit, et sept onces de poudre appelée Menstrual préparé en poudre, comme dessus est dit ; et mêle les lamines d'Argent avec, en les broyant sur une table de verre épaisse avec une molette de verre, tant et si continuellement qu'il n'apparaisse ne l'un ne l'autre ; après boute tout en ton vaisseau, fait comme dessus est dit, lequel ait un couvercle justement fermant par-dessus la gueule dudit vaisseau ; et le pose sur ton fourneau, lequel soit rond, de la largeur d'un pied par-dedans et épois de demi-pied et plus afin qu'il tienne plus longuement sa chaleur, et que ledit four ait un étage au milieu, sur lequel étage tu feras le feu.
Et que parmi ledit étage et tout autour des côtés dudit fourneau, soient plusieurs trous ronds comme pour passer le doigt ; par lesquels trous les Cendres tomberons au fond du fourneau, et si tu fais feu de charbon il vaudra mieux que de bois, [le charbon est l'agent réducteur par excellence] et mieux de roue. Et pour le premier étage du bas jusqu’à celui du milieu, il faut demi-pied de haut ; et doit avoir ledit étage, c'est à savoir l'âtre percé demi-pied d'épaisseur ; et depuis ledit étage ou astre jusqu’au sommet du four un grand pied ; car quand ton vaisseau sera assis dedans la gueule du sommet dudit fourneau, il entrera dedans demi-pied ; ainsi ne demeurera que demi-pied de clair sous le cul de ton vaisseau jusqu’à la terre, et faut que le feu batte tout autour de ton vaisseau par-dedans ledit fourneau, en tenant ton vaisseau couvert de son couvercle ; sinon quand tu voudras voir ta matière, lors allume ton feu de menu charbon en échauffant, jusqu'à tant que tu voies ta matière muer couleur en verdure tirant à jauneur, et te garde bien d'augmenter ton feu, mais soit continué en icelle chaleur, sans jamais laisser le feu s'éteindre.
Et en cette continuation est accomplie la première partie de solution qui est le coït de nature, et tellement te faut continuer ladite chaleur, que la matière vienne en couleur noire, laquelle noirceur te démontre que la matière est bien pourrie, et que le feu de nature est excité par son contraire, et fortifié, et bien épandu par toute la matière, et qu'il se prend à batailler contre l'humeur menstrual qui le tenait hébété. Et par longue continuation icelle noirceur persévérera, jusqu'à tant que les Eléments viendront à unité ; et lors est la matière au plus loin de son attrempement, en la fin d'icelui degré qu'elle puisse être, qui est dite Corruption et par autres Solution.
La Noirceur passée commence la Blancheur à apparaître par-dessus ; et par longue continuation de feu, bien attrempée ladite matière vient à parfaite blancheur, qui est par aucuns nommée le commencement de la vie de nôtre Pierre, et la nativité d'icelle, et par autres le commencement de Congélation non vulgaire, mais philosophale. [cela correspond au « germe » de la Pierre, c'est-à-dire au tout début de la cristallisation ; notez qu'il ne s'agit là que d'une conjecture] La matière première blanchie par sa vertu donne force et vertu de blanchir, et lors Nature désire de séparer le subtil de l'épais, pour ce que au point de la blancheur est infusée l'Ame en son Corps ; c'est à savoir vertu minérale, qui est plus subtile que le feu ; car ce n'est seulement que Quintessence et Vie, qui désire naître et soi dépouiller de ses grosses fèces terreuses, qui lui étaient venues à cause du menstrual et de la corruption. Et en ce est nôtre Sublimation, et non point au Vif argent vulgairement entendu.
LE CINQUIEME CHAPITRE
Nous avons ci-dessus parlé de l'œuvre du blanc Elixir, maintenant nous dirons du rouge. Tu prendras le compost blanc, ainsi blanchi comme dessus est dit, et épandras ton Or en ténues feuilles et menues, et les épandras sur ladite matière rendue blanche, et couvriras ton vaisseau et le laisseras en feu continuel, tourneront en poudres rouges qui sont clamées Elixir. Alors Ainsi auras double minière, et si tu n'y faisais administration de Soufre rouge, et que le feu fût continué, tout tournerait en poudres blanches, puis jaunes, qui seraient Elixir de l'Argent, duquel si un poids tombe sur mil de Cuivre, ou d'aucun des autres métaux corrompus, il les tournera en fin Or ou Argent, selon que la matière est au blanc ou au rouge ; pour ce que le métal qui se doit transmuer, tire et suce à lui toute la spiritualité de ladite médecine, qui le guérit et le boute au profond de son cœur, lequel souffrait léprosité, en séparant toute le flegme et la graisse terrestre, tellement qu'il est dépouillé de sa première forme et figure, et reçoit nouvelle forme ; c'est à savoir d'Or ou d'Argent, selon que le compost est blanc ou rouge ; lequel métal transformé, soit Plomb, Fer, Cuivre, ou Etain, résiste mieux contre le ciment que ne fait l'Or naturel et l'Argent meilleur que de minière ; et pour ce disons-nous à tous qu'ils se gardent d'user d'Or d'Alchimie sans appeler Nature.
Car il n'est point de vrai Or que celui que Nature fait, ou celui de nôtre Maîtrise, lequel est meilleur pour les Vertus qu'il a acquises en nôtre dite Maîtrise ; et n'est pas tel comme l'Or sophiste tout plein d'impuretés, que plusieurs naïfs sophistes composent par poudres étrangères, et ne croient point qu'il soit d'autre Alchimie naïve. Et quand ils voient leur Or en couleur par application de poudres étrangères, ils disent qu'il est fort multiplié, et il est moult diminué de toutes ses Vertus : et pour ce, l'Or et l'Argent de tels ouvriers ne soutient point le feu, mais se brûle et retourne en terre, pour ce qu'ils ne lui ont su intégrer le cours de Nature ; et en sorte qu'ils aient l'art d'extraire les Mercures, toutefois ils ne sont pas parvenus ès dépurations, et demeurent les pures parties avec les impures ; et quand ils sentent le feu ils se corrompent avec toute leur substance, pour tous les Soufres étrangers qui les a tous consumés.
Et pour ce, faisons nous à savoir aux médecins qui usent de médecines condimentales, qu'ils se gardent comme ils useront d'Or d'Alchimie ; pour ce que l'Or sophiste est tout infect et plein de corrosifs, pour ce qu'ils ne l'ont su dépouiller du feu contre nature. [ceci est absolument exact. Le soi disant or potable des alchimistes ne pouvait être qu'un poison violent ; seul au XXe siècle, ls médecins ont-ils trouvé la formule des sels d'or qu'on utilise couramment dans des rhumatismes inflammatoires chroniques comme la polyarthrite rhumatoïde ; mais depuis lors, les médecins ont encore fait mieux et utilisent certains médicaments dont les alchimistes n'auraient jamais pu rêver...Tout ce qu'on dit les alchimistes au sujet de la pseudo panacée ne valait que pour les soins à apporter aux éléments minéraux et métalliques de leur Pierre ou ne valaient que pour les fables rapportées sur les vertus attribuées de tout temps aux pierres précieuses] Et pour ce croyez en conscience, l'Or naturel est celui de nôtre Maîtrise par examinations en propres Ciments ; pour ce que l'autre ferait résoudre les Esprits du cœur de celui qui en userait et en mourrait.
Fils, je t'ay fait cette pratique en recette abrégée, sans y mettre aucune clausure, sinon des matériaux et de la projection, laquelle est difficile à savoir sans connaître Théorique, qui contient le propre nom des matériaux. En sorte qu'en ce présent écrit les t'ayons nommés, toutefois y a-t-il différence de matière : car plusieurs matières sont qui sont nommées par un nom pour la similitude qu'ils ont l'un en l'autre ; et pour ce si tu le veux savoir, si tu étudies les Livres de Raymond Lulle, c'est à savoir Théorique, Pratique, et Codicile, qui est nommé Vademecum de mercurio philosophorum ; car en iceux est la Science et Art complète, et en sorte que je te l'aie mise au vrai et en bref, et sans nulle adjonction de sublimations, ne distillations, ne calcinations rustiques, comme il est es autres Livres de cette Science ; toutefois déjà pour ce ne le pourra pratiquer, si par Théorique premier ne les a entendues : et sache qu'en ce que je t'ay dit dessus est contenu tout quoi que ils dirent jamais, ni ne mirent onc langage par-dessus, sinon pour la couvrir et cacher.
Et pour cela nommons l'Elément du sermon de l'Art, car elle ne peut être trop haut mise : car si elle n'était mise sous la couverture et ombre de Philosophie, autant en aurait le fol comme le sage, mais à toi je te dis que tu délaisses toutes sublimations, calcinations, solutions, qui sont et que trouveras es Livres de cet Art ; car il n'y a point d'utilité mais grande peine et grandes dépenses et dangers pour les fumées et perte de matériaux, et être moqué et ne rien trouver.
Et en ce pourrais avant user tous les temps de ta vie, que tu y pusses trouver aucun profit, mais entend à celle que je t'ay dite, laquelle n'est pas de haut monter, ainsi est d'une vile chose faire une moult noble, et par séparation physicale séparer le pur de l'impur, et non pas par force de feu, comme aucuns qui subliment l'Orpin, le Vif argent et le Sel armoniac, et les dissolvent et mêlent avec les chaux des métaux imparfaits, calcinent, subliment, distillent, dissolvent et congèlent, puis fondent et rien ne trouvent fors les métaux dessus dits, plus impurs que devant ; Ainsi demeurent moqués et désespérés de la Science, et disent que c'est chose impossible, et nous reprennent menteurs ; et ils dussent reprouver à leur ignorance ; et par ce, négligent et délaissent la Science comme gens désespérés et de peu de savoir. Et pour ce te dis de ne t'ennuyer si tu manque une fois ou plusieurs, en prenant garde à quoi il a tenu ; et jamais ne le sauras si tu n'es vrai Théoriquant et nous crois, si tu ne veux être fol et destitué du vrai chemin, lequel t'avons ouvert, si à ta faute ne tient.
LE SIXIEME CHAPITRE
De la Projection
Et quand tu auras accompli tes Médecines blanches ou rouges, tu prendras un poids d'icelles et le jetteras sur cent de Vif argent chauffé en un Creuset, et puis le laisse refroidir, car tu le trouveras en poudre. Secondement, tu projetteras un poids d'icelle poudre et la jetteras sur 100 autres de ?, et tout se convertira en médecine vraie ; mais elle ne sera pas de si grande vertu comme était la première, pour ce qu'elle a déjà accompli une partie de son effet. Troisièmement, tu prendras une partie d'icelle médecine, et en feras projection sur 100 autres de Vif argent comme devant, et tout sera converti en métal parfait blanc ou rouge, selon ce que la médecine aura été appareillée blanche ou rouge. Et si la matière sur laquelle tu as fait ta projection se trouve frangible, c'est signe qu'elle a encore vertu de convertir autre Vif argent en métal, et quand elle se montrera non frangible, c'est signe que sa vertu est finie, et ce n’est plus que métal accompli.
LE SEPTIEME CHAPITRE
Des Essais de fusion
Quand tes Projections seront accomplies, et tu voudras essayer si ton métal est parfait ou non, tu prendras un peu d'icelui, et le mettras en un creuset, et le laisseras recuire jusqu'à tant qu'il soit rougi, et lors commenceras à souffler de tes soufflets, en regardant sur la matière ; car si elle se fond toute ensemble sans faire de petites taches claires et sans fumer, c'est bon signe et démontrent que ce métal est altéré de ferme altération, et si elle fait le contraire, c'est signe que la matière n'est pas bien fixe ; et quand tout sera fondu, regarde si elle bout claire, sans faire boursoufler par-dessus et sans fumer, c'est signe de perfection quant au degré de fusion. Et si elle fait le contraire, c'est signe de mauvaise fixation et purgation, et que ta médecine n'a pas eu vertu de digérer la nature matérielle du métal imparfait, ou qu'elle avait déjà perdu sa force, par les premières projections devant faites, ou que tu avais mis trop petit de ta médecine sur ton métal ; et pour amender ta faute, secours-la par nouvelle médecine, Ainsi que je présuppose que tu sauras le faire, si nous a entendu en Théorique.
LE HUITIEME CHAPITRE
De l'Examen des Cendres
Après ce que tu auras vu que ta matière soustiendra l'examen de fusion et que tu voudras départir d'avec ton métal, si aucune immondicité y est demeurée, ou si tu veux départir aucun autre métal s'il est mêlé avec Or ou Argent, tu feras Ainsi. Tu prendras une bonne quantité de cendres de vignes, ou d'os de bêtes broyés et pulvérisés, et les cribleras, tant qu'auras la déliée poudre ; autrement prendras les cendres communes et les cribleras et tamisera, mais mieux vaut les cendres des os ou des vignes que les autres ; et quand elles seront bien tamisées tu les arroseras d'eau douce, tant que les cendres soient aucunement humides, et les mettras en quelque vaisseau de terre qui soit fait en manière d'un creuset ou d'unes écuelle cofine, et mettras les cendres dedans, tant qu'il en pourra en ton vaisseau, jusqu'à tant qu'il soit comble, et les fouleras et pileras avec un pilon tant qu'elles soient serrées et dures comme pierre ; puis feras au milieu un creux, qui ne soit guères profond, et la laisseras sécher au Soleil ou à lente chaleur ; et quand elle sera bien seiche, tu la mettras en fourneau et feras petit feu, tant qu'elle soit bien recuite et qu'elle rougisse.
Alors augmente bien ton feu, et met dedans du Plomb qui ne contienne point d'Etain, et le chauffe si fort qu'il tourne clair sans faire de boursouflure, et te garde d'y mettre rien pour affiner si ton plomb ne tourne clair ; car autrement tu gâterais ton examen et ne pourrais savoir de certain la quantité de ton Or ou Argent, et y aurais dommage, et tout pour l'Etain, quand il est avec le Plomb mêlé.
Et sache que chacune once de Plomb emporte un gros de Cuivre ou d'autre métal, comme fer ou acier. Et quand ton Plomb courra net sur la Cendre, boute dedans ce que tu voudras affiner, et alors le Plomb le boira et noircira par-dessus. Adonc augmente ton feu, et soufflant doucement tant que tout tourne, lors tu verras les Maillets courir par-dessus ta Cendre. Adonc continue ton feu doucement, tant que tu voie qu'il n'apparaisse plus rien par-dessus fors clarté blanche, et qu'il ne bouille plus, et qu'il soit clair comme le Soleil ; et si il laisse de se tourner et qu'il noircisse, c'est signe de peu de plomb ; lors mets du Plomb derechef dessus un bien peu tant qu'il tourne, et continue ton dit feu tant que le signe susdit y apparaisse, lors jette de l'eau dessus et laisse refroidir, et prends l'Argent ou l'Or que tu trouveras sur ta cendre, et le fonds en un creuset de terre et souffle dessus, et puis jette-le en lingotière chaud auquel il y ait de la graisse ou de la cire épandue.
LE NEUVIEME CHAPITRE
De l'Examen du Ciment
Maintenant dirons de l'Examen du Ciment, et disons que c'est le plus noble de tous les autres ; car il n'est nul métal qu'il ne corrompe, si ce n'est l'Or. Et pour ce quand tu voudras départir tous métaux d'avec l'Or tu les départiras par le Ciment, et se fait Ainsi. Tu prendras des coquilles anciennes qui sont trouvées en rivières ou au bords de la mer, ou es champs ; mais celles de la mer valent mieux, et les mettras en poudre bien déliée, et mêle avec tes poudres autant de sel commun comme tes poudres ou moins un peu, et les arrose de verjus de pommes, tant qu'elles deviendront humides en manière de dure pâte ; et puis aie l'Or que tu voudras cimenter en tenues pièces ou lamines étroites, et aies un grand creuset auquel tu mettras un lit de ces poudres dessus le fond, et par dessus mettras un lit de tes lamines ou pièces ; et par-dessus lesdites lamines mets un autre lit de tes poudres, et puis un lit, et faits lit sur lit, tant que ton creuset soit plein, ou que ton Or s'étendra, et étoupe fort la gueule dudit creuset avec un couvercle de terre et dudit argile confite avec sel, et mets ton creuset à la fournaise où il y ait feu continuel de flambe, et qu'il ne soit pas si fort que la matière fonde, et le laisse 24 heures audit feu bien continué, et lors le laisse refroidir et romps ton creuset, et tu trouveras ton Or séparé de toute ordure et de tout autre métal ; car nul métal n'est qui ne soit combustible, si ce n'est l'Or. Mais il est autres manières de départir l'Or d'avec l'Argent, si comme l'Eau forte et le Soufre, et l'Antimoine ; desquels ne parlerons point à présent, pour ce qu'il serait long, et qu'il suffit de ce que j'ay dit en ce présent abrégé pour la nécessité de l'Artiste, auquel Dieu en doit tellement user qu'il en rende grâces à Dieu ; lequel ay compilé et fait écrire, et fut parfait le vingt-neuvième jour de Décem-bre, l'an mil quatre cens quarante neuf.
FIN DU PREMIER TRAITÉ DE NICOLAS GROSPARMY
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ROGER GUASCO Le Rose Brule le Sel
(NB In this chapter there are some figure in color but i dont know that i must do to put it ?This also applies to my photo of the salts obtained from various fusions on this way anyone can tell me how do I attach photos etc.?)
Le Sel Alchimique
Evoquons à présent le Sel.
- SAL - le nitre des anciens, l´eau forte, le dissolvant universel, la rosée céleste, la neige éternelle des sages, l´arbre creux, la fée des grottes, que sais-je encore ?...
Les définitions du sel philosophique ne manquent pas. C´est le liant qui unit le soufre, materia prima, au mercure philosophique et c´est pourquoi nous donnons sa composition après le soufre et avant le mercure.
- C´est l´œuvre à l´échelle de l´homme, sans lui, rien et il n´est rien.
L´origine du sel est modeste, mais de même source que les autres matériaux, c´est-à-dire minérale : on peut l´obtenir de deux façons, soit avec le sel marin (sodium), soit avec du sel de pierre (potassium).
Ce nitre est un dissolvant très puissant quand il est travaillé avec précaution et intelligence.
Les livres d´Alchimie disent qu´on le trouve partout, dans la terre, dans l´air, dans l´eau, dans l´urine, dans les plantes... C´est la nourriture des Rois, de nos deux Rois.
On va parler de la fabrication du sel, à partir du sel marin , mais, elle est la même à partir du nitre. Natron des sages, sel de pierre.
Un carré magique peu connu et pourtant bien parlant en donne la clé.
Dürer représente le carré magique de 16 dans l´eau forte intitulée, "Mélancholia". Cette gravure est le symbole du sel alchimique comme celle de Rembrandt, le soufre.
En réalité, ce n´est pas la Mélancolie mais l´attente car le temps de la préparation est long et fastidieux.
Le carré magique, lu horizontalement, donne:
R
O
S
La Rosée
U
R
I
Brûle
S
A
L
Le Sel
Le carré magique, lu verticalement, donne:
R
U
S
La campagne
O
R
A
Prie
S
I
L
La terre rouge
Nous retrouvons encore le mot SIL, Adam, la Terre Rouge, c´est-à-dire l´argile.
RUS, la campagne détrempée de rosée, la seule opérante.
ORA, invocation à la prière, qui permet à l´opération de se réaliser.., de se parfaire, car la piété, la foi permettent de réaliser cette communion entre nos principes et la matière.
"La rosée des prés brûle le sel, prie la matière."
Bien que ce carré magique donne la façon de faire le sel, on va parler de ce sel plus longuement et de sa préparation.
Il faut tout d´abord récolter la rosée du printemps : 20 à 30 litres et la mettre à l´abri dans des urnes de terre cuite, rangées dans des caves de préférence pour assurer une meilleure conservation.
On utilisera du sel marin pur. Le faire fondre dans un creuset pour faire disparaître toute matière étrangère et volatile. Une fois fondu, le verser dans un vase de terre cuite pour que le refroidissement se fasse insensiblement. Couvrir le récipient pour éviter des déperditions. Ensuite, dissoudre avec de la rosée jusqu´à ce que l´on ne voie plus de traces de sel.
On filtre la préparation que l´on laisse évaporer jusqu´à apparition de cristaux et on recommence l´opération jusqu´à ce que ce sel soit fusible à 40°.
Cela demande trois mois de constante dissolution et d´évaporation dans un local très propre afin que les impuretés ne viennent pas souiller la préparation.
Conserver ce sel dans un récipient de cristal, car il dissout la silice. Il sera de couleur blanche argentée avec de petits cristaux réfringents, c´est la terre feuillée des sages.
Vous avez alors obtenu le Sel Philosophique.
Vous pourrez, comme le soufre, le travailler seul : il est bon à bien des choses, tant dans le domaine minéral que végétal.
On peut l´utiliser en médecine pour la préparation de plantes médicinales.
Ce sel a été au cours des siècles, un objet de convoitise de tous les alchimistes et certains ont travaillé une vie durant, sans le trouver : c´est à la fois simple, mais si long.
Un contemporain, sans le savoir, a obtenu du sel alchimique par son travail assidu en utilisant de la terre feuillée; dite terre de bruyère, résidu de la pourriture des plantes et il a arrosé sa terre avec de la rosée - évaporation - arrosage - malaxage sans trève pendant mille jours : son résultat n´était pas négatif, car c´était du sel alchimique, qu´il avait en fin de compte produit et, en ajoutant de la poudre d´or à sa composition, il arrivait à une liqueur de sels d´or (car le sel alchimique attaque l´or) mais les cendres de ses plantes peuvent être, selon l´endroit de leur récolte, toxiques ou bénéfiques - d´où incertitude des résultats, surtout en ce qui concerne leur utilisation curative : l´or potable ne se fabrique pas ainsi.
La pourriture de plantes sélectionnées, ou les cendres de plantes choisies peuvent être travailtées utilement comme le sel marin et le résultat obtenu sera un dissolvant pour travailler d´autres plantes.
Le sel obtenu n´est pas à dédaigner et la façon de travailler pour l´obtenir est essentielle et doit être retenue : c´est une règle alchimique.
- ROS - URI - SAL -
" Béni soit celui qui sait et comprend pourquoi il travaille le sel. "
Ce liant, (sans lui le soufre philosophique ne serait pas utilisable pour le Grand Œuvre) servira de bain au Roi et à la Reine.
Les propriétés de ce sel sont immenses.
Nous sommes en possession du Soufre et du Sel Philosophique.
Il manque à présent le troisième élément : le Mercure.